Premier Fondateur
Le Roi QUANG-TRUNG Nguyên-Huê
Le Grand-Maître TRƯƠNG-THANH-ÐĂNG
Le moine du temple Bouddhiste Dharma
(Fondateur de la Discipline de SHAOLING, Chine)
     Peu d'entités historiques ont provoqué autant de débat, confusion et acrimonie que la nature et la réalité de Shaolin. C'est ainsi que d'éminents professeurs d'université ont nié catégoriquement l'existence de Shaolin et ont accordé crédit aux versions authentifiées par le Gouvernement Communiste Chinois, affirmant que les temples sont imaginaires, basés sur les histoires racontées dans les anciens romans. A cette dernière observation (la plus fréquente), nous opposons ceci: on a trompé, de la même manière, les Américains quant à la réalité d'un événement historique appelé la Guerre Civile, considéré comme un évènement fictif tiré d'un roman intitulé "Autant en emporte le vent".
     Ces justifications proviennent des sources dont les auteurs ont, les uns et les autres:
1. pratiqué les styles spécifiques au niveau Maître des "soi disants" temples.
2. maîtrisé leurs arts à ces temples avant que ceux-ci ne soient détruits.
3. été formés par des praticiens dans ces temples. Aussi, nos sources ont été corroborées par au moins trois personnes (ce qui est la règle générale admise par la plupart des journalistes professionnels)
     Les maîtres, cependant, ont refusé de voir leur nom publié pour des raisons:
1. Ils ne veulent pas s'engager dans des controverses -l'information présentée ici peut être acceptée ou rejetée comme vous le désirez (comme enseigné par la dernière leçon de Bouddha).
2. Ils ont emprunté de nouveaux noms après avoir quitté la Chine, car, en tant que réfugiés, ils ne voulaient pas que leurs familles subissent les conséquences de leur actes. Compte tenu de ce qui a été dit et ayant accepté d'avance de protéger le caractère confidentiel de nos sources, nous ne les avons pas citées (on nous dit que…)
     L'ordre de Shaolin remonte aux alentours de 540 après J-C, quand un moine Bouddhiste Indien du nom de Bodhidharma (Tamo en chinois), voyageait en Chine pour voir l'Empereur.En ce temps là, l'Empereur avait ordonné aux moines Bouddhistes locaux de traduire les textes Bouddhistes de Sanskrit au Chinois, le but étant de permettre au peuple de pratiquer cette religion.
     Ce fût un noble projet, mais quand l'Empereur croyait que là était le chemin vers le Nirvana, Tamo ne l'avait pas approuvé.
"L'interprétation du Bouddhisme," selon Tamo, "était que vous ne pouvez pas atteindre votre but par le biais des bonnes actions réalisées par d' autres en votre nom."
     C'est là que l'Empereur et Tamo se sont séparés et Tamo partait vers le temple Bouddhiste à la rencontre des moines qui traduisaient les textes Bouddhistes.

      Le temple a été bâti bien des années avant, sur ce qui restait de la forêt qui a été défrichée ou brûlée. Au moment de la construction du temple, les jardiniers de l'Empereur avaient aussi planté de nouveaux arbres. De ce fait, le temple s'appelait '' jeune (ou nouvelle) forêt'' (Shaolin en Mandarin, Sil Lum en Cantonnais).

     Quand Tamo arrivait au temple, l'accès lui a été refusé, probablement parce que le supérieur ( Fang Chang ) croyait que c'était un jeune arriviste ou un curieux étranger. Rejeté par les moines, Tamo allait à une grotte proche et s'est mis dans la méditation, jusqu'à ce que les moines reconnaissaient ses vertus religieuses et ont fini par l'accepter. La légende dit qu'il a creusé un trou sur un côté de la caverne par la force de son regard fixe; en fait, l'exploit qui lui a valu sa reconnaissance est perdue dans l'histoire.

     Quand il rejoignait les moines, Tamo remarquait qu'ils n'étaient pas dans de très bonnes conditions physiques. Leur action journalière ressemblait à celle des moines Irlandais du Moyen Age qui passaient des journées entières, voûtés sur les tables pour traduire les manuscrits. Pour cette raison, il manquait aux moines Shaolin l'endurance physique et mentale que nécessitait l'accomplissement des pratiques, même les plus élémentaires, de la méditation Bouddhiste. Pour remédier à cette faiblesse, Tamo les enseignait des exercices de gymnastique dans le but d'améliorer le flux 'chi''et d'accroître la force. Ces séries d'exercices, adaptés à partir des yogas indiens (principalement hatha et raja), basés sur les mouvements de 18 principaux animaux de l'iconographie IndoChinoise (par ex, tigre, cerf, léopard, cobra, serpent,dragon,etc.) constituait les débuts du Kung Fu Shaolin.

     Il est difficile de dire exactement quand ces exercices devenaient les "Arts martiaux". Le temple Shaolin se trouvait dans une région retirée où les bandits rôdeurs et les animaux sauvages présentaient un problème de sécurité. Ainsi, probablement, l'aspect martial du temple débutait pour les besoins d'autodéfense. Après un certain temps, ces mouvements étaient codifiés pour devenir un système d'autodéfense.

     Avec le temps, cette secte Bouddhiste devenait de plus en plus distincte grâce à l'enseignement des arts martiaux. Cela ne signifie pas que Tamo ''a inventé'' les arts martiaux. Les arts martiaux avaient existé depuis des siècles en Chine. Mais au sein du temple, il était possible de développer et codifier ces arts martiaux pour leur conférer des styles nouveaux et différents qui devenaient Shaolin.Un des problèmes posé à beaucoup d'historiens occidentaux réside dans l'apparente contre-indication des principes Bouddhistes de non-violence face à la compétence des légendaires arts martiaux de Shaolin.

     En fait, l'adepte de Shaolin n'attaque jamais, ne met jamais en œuvre des techniques de défense les plus dévastatrices. L'étude du Kung Fu conduit plutôt à mieux comprendre la violence, et de là, à aider à éviter le conflit. Cela étant sans succès, un Bouddhiste qui refuse une attaque, ne fait que la retourner à l'envoyeur. Au début, l'expert en Kung Fu peut choisir à parer à une attaque, mais si un assaillant est réellement adroit et déterminé à faire du mal, une solution plus radicale et concluante pourrait s'imposer, par une prise de verrouillage ou un knock-out, jusqu'à la mort. Plus l'assaut est élaboré et violent, plus la réplique est dévastatrice. Les Bouddhistes ne font donc du mal à personne et refusent toute préméditation de nuire.

     La philosophie de Shaolin prenait source dans le Bouddhisme et adoptait plus tard certains principes Taoïstes pour devenir une nouvelle secte. Ainsi, même si un temple pouvait être Taoïste ou Bouddhiste au début, une fois devenu Shaolin, il était membre d'un nouvel ordre, une synthèse de philosophies Chinoises prédominantes de l'époque.

     D'autres temples sont apparus sur le modèle de Honan, car le temple originel avait subi des attaques répétées et connu des périodes d'inactivité, du fait que les chefs, impériaux et locaux, craignaient les compétences martiales des moines qui n'étaient pas toujours neutres. Les maîtres Shaolin réfugiés quittaient le temple pour dispenser l'enseignement en privé ( en Pai) ou dans d'autres temples Bouddhistes ou Taoïstes.

     Dans de rares cas, on a vu un nouveau temple Shaolin s'édifier (Fukien, Kwangtung) ou se transformer à partir d'un temple existant (Wu-Tang, O Mei Shan).

     Les moines qui se sont politiquement et militairement engagés (tel que le légendaire Sourcil Blanc et Hung Tze Kwan) constituaient de perpétuelles sources de danger pour la majorité des moines qui vivaient à l'écart.

     La révolte des Boxeurs en 1901 a déclenché le début de la fin des temples Shaolin. Auparavant, la Chine avait été occupée par les gouvernements occidentaux et Japonais et les intérêts d'affaires. Les Anglais avaient réduit, par le commerce de l'opium, la famille Impériale en un régime fantoche, impuissant. La population a été profondément ravagée par la drogue. Cela menait l'intervention d'autres puissances Européennes, telles que la Russie, la France et la Hollande et plus tard les Japonais et les Américains. Vers la fin des années 1800, la Chine était effectivement divisée en zones nationales, chacune contrôlée par une des puissances étrangères (situation semblable à Berlin de l'après Seconde Guerre mondiale, sur une échelle plus grande).

     Les animosités traditionnelles entre la Chine et le Japon s'empiraient et s'étendaient à d'autres "diables étrangers". Cela étant ajouté au dédain presque général des Chinois envers leur Impératrice, un Mouvement Nationaliste était né avec un large soutien populaire de la nation. Parmi les soldats de première ligne du nouvel "ordre", on trouvait de légendaires et presque légendaires artistes martiaux - beaucoup de Shaolin- connus comme Boxeurs (rappelez-vous comment Bruce Lee, dans ses films illustrant ces périodes, se considère comme un boxeur Chinois).

     Malgré que leurs assauts initiaux contre les puissances militaires des gouvernements d'occupation, n'étaient pas de véritables succès (beaucoup croyaient à la magie Taoïste qui les protégeait contre les balles) leur défaite temporaire conduisait à une réforme plus moderne, qui a inclus l'adoption des armes et des tactiques militaires modernes.

     Le retrait des forces occidentales s'étalait sur des années, et vers la fin de la 1ère Guerre mondiale, la Chine se trouvait dans un état quasi féodal de la guerre civile. D'un côté, les troupes nationalistes combattaient les loyalistes, de l'autre tous les deux côtés devaient se battre aussi bien contre les Japonais (qui occupaient encore une grande partie du Nord de la Manchourie) que contre les puissants seigneurs de guerre régionaux.

     L'anarchie régnait dans beaucoup de régions de la Chine, mais vers 1931, presque tous les occupants non asiatiques ont été chassés de pays (avec l'exception intéressante, à la fin des années 1930, des pilotes Américains volontaires connus comme les Tigres Volants, qui aidaient à repousser les forces Japonaises avant la 2nde Guerre Mondiale) et la majorité des combattants à l'intérieur de la Chine était des Nationalistes et des Communistes.

     Les deux parties ont fait preuve d'attitude primitive et d'esprit belliqueux : si vous n'êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. La neutralité ne signifie rien d'autre que la possibilité d'être un futur ennemi. Par conséquent, les moines, Shaolin et autres, étaient quotidiennement tués par les soldats des deux camps.Une conséquence de ce programme de meurtre était la fuite de nombreux moines vers les collines ou à l'étranger, dans l'espoir que la connaissance de Shaolin pourrait survivre même si les temples ne le pouvaient pas.

     Les temples étaient de malheureuses victimes de la guerre dans un pays qui avait abandonné ses cultures historiques du respect de la postérité et des ancêtres.

     Tout a été saccagé et pillé par différents groupes armés. Le temple O Mei Shan ("Grande Montagne Blanche") de la province de Szechuan, était situé au sommet de la montagne et considéré, par les officiers Chinois, comme une cible idéale pour l'exercice de l'artillerie. Il était, tour à tour, bombardé par les armées Nationalistes et Communistes. Ironie du sort, sur le même site, dans le milieu des années 1970, les Communistes avaient construit un centre d'histoire naturelle et de médecine qui devient, de nos jours, un Parc National et le siège du centre de recherche pour la préservation des pandas.

     De différents récits, venant de la Chine d'aujourd'hui, se réfèrent à l'histoire de Shaolin, particulièrement ces 300 dernières années. Cependant, beaucoup de ces récits ne sont pas dignes de foi (comparer les récits chinois de la place de Tienanmen aux informations de CNN) du fait des versions toujours "authentifiées" en provenance des archives du gouvernement.

     Les autorités chinoises avaient mis hors la loi Shaolin et les pratiques des arts martiaux. Cela a, pour conséquence, l'absence des récits sur leur histoire à partir de telles sources. Les styles prédominants de wu-shu étaient considérés comme un compromis entre les gouvernements de l'après 2ème Guerre Mondiale et la nécessité nationale et l'histoire d'avoir une tradition des arts martiaux. Wu-Shu, cependant, n'était pas conçu comme un art martial (strictement illégal) et les revendications du contraire ne dataient qu'il y a une décade, à la suite de la popularité du Kung Fu. Nous avons commencé la démarcation du temps de l'histoire de Shaolin.
Source: Shaolin Gung Fu Institute, 2000
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